Machines électriques de Kostenko et Piotrovski : Tome I, machines à courant continu et transformateurs
Machines électriques – Tome I : Machines à courant continu, transformateurs, de M. Kostenko et L. Piotrovski, fait partie de ces ouvrages classiques d’électrotechnique que l’on retrouve encore dans les bibliographies universitaires et les fonds documentaires techniques. Le premier tome s’intéresse essentiellement aux machines électriques à courant continu ainsi qu’aux transformateurs. Mir Books
À première vue, son ancienneté pourrait laisser penser qu’il ne présente plus qu’un intérêt historique. Ce serait aller trop vite. Les systèmes de commande, les matériaux et l’électronique de puissance ont considérablement évolué, mais une bonne partie des phénomènes électromagnétiques fondamentaux décrits dans un manuel de machines électriques reste indispensable pour comprendre le fonctionnement des moteurs, génératrices et transformateurs modernes.
L’intérêt de cet ouvrage réside précisément dans cette approche fondamentale : partir de la constitution physique des machines pour comprendre les circuits magnétiques, les phénomènes électromagnétiques, les caractéristiques de fonctionnement et les problèmes pratiques associés.
Présentation du livre Machines électriques de Kostenko et Piotrovski
Le Tome I porte le titre complet Machines électriques : Machines à courant continu, transformateurs. Les notices consultées attribuent l’ouvrage à M. Kostenko et L. Piotrovski et confirment l’existence d’une troisième édition publiée par Mir. La version française de cette troisième édition est associée à l’année 1979 et à une traduction de Ch. Bir. Scribd
Les données bibliographiques peuvent varier légèrement selon les catalogues et les éditions. Par exemple, le catalogue de la bibliothèque du CNRS à Grenoble répertorie une deuxième édition publiée à Moscou par les Éditions Mir en 1976, tandis que d’autres catalogues référencent la troisième édition. biblio.neel.cnrs.fr
Cette distinction est utile lorsque l’on recherche un exemplaire précis : une couverture ressemblante ne signifie pas nécessairement qu’il s’agit de la même édition.
Le projet éditorial est organisé en deux grands volumes. Le premier est consacré aux machines à courant continu et aux transformateurs, tandis que le second traite des machines à courant alternatif, notamment les machines synchrones et asynchrones. Mir Books
Que contient le Tome I de Machines électriques ?
Le Tome I de Machines électriques de Kostenko et Piotrovski étudie deux familles essentielles de l’électrotechnique : les machines à courant continu et les transformateurs.
Ce découpage permet d’aborder deux formes fondamentales de conversion de l’énergie électrique. Une machine tournante peut assurer une conversion entre énergie électrique et mécanique, tandis qu’un transformateur réalise une conversion électrique-électrique, principalement en modifiant les niveaux de tension et de courant en régime alternatif.
Une notice universitaire décrit d’ailleurs le livre comme traitant des principes de constitution ainsi que des questions fondamentales de théorie et de construction des machines électriques. University of Batna
Les machines à courant continu
Une machine à courant continu est une machine électromécanique réversible. Selon les conditions d’utilisation, elle peut fonctionner comme moteur ou comme génératrice.
En fonctionnement moteur, elle reçoit de l’énergie électrique et fournit une énergie mécanique sur son arbre.
En fonctionnement générateur, le processus est inversé : une énergie mécanique entraîne la machine et celle-ci fournit de l’énergie électrique.
Cette réversibilité est une notion fondamentale en électrotechnique. Elle aide à comprendre pourquoi une même structure électromagnétique peut être analysée sous différents modes de fonctionnement.
Les transformateurs
La seconde grande partie est consacrée aux transformateurs. Certaines références bibliographiques situent explicitement cette partie dans les chapitres XII à XXII de l’ouvrage. Kiwix Server
Contrairement à un moteur ou à une génératrice classique, le transformateur ne comporte pas de partie tournante nécessaire à son principe de fonctionnement. Il utilise l’induction électromagnétique pour transférer l’énergie entre des enroulements couplés magnétiquement.
Cette partie du livre permet donc de passer de la conversion électromécanique à l’étude d’un dispositif électromagnétique statique.
Comprendre le principe d’une machine à courant continu
Pour comprendre réellement une machine à courant continu, il faut éviter de la réduire à une succession de formules. Sa structure physique explique une grande partie de son comportement.
On rencontre notamment un circuit magnétique, des enroulements, une partie fixe, une partie tournante et, dans les machines classiques à collecteur, un ensemble collecteur-balais.
Le vocabulaire d’induit et d’inducteur est également essentiel. L’inducteur crée le champ magnétique principal. L’induit est le siège des phénomènes électromagnétiques liés à la conversion d’énergie.
Du champ magnétique au couple
Lorsqu’un conducteur parcouru par un courant est placé dans un champ magnétique approprié, il subit une action électromagnétique. Dans une machine tournante, l’organisation géométrique des conducteurs et du champ permet de produire un couple.
C’est la base du fonctionnement moteur.
Inversement, le mouvement de conducteurs dans un champ magnétique peut produire une force électromotrice. On retrouve alors le principe utilisé en fonctionnement générateur.
Ces deux phénomènes ne doivent donc pas être appris comme deux mécanismes complètement indépendants : ils correspondent aux deux directions possibles de la conversion électromécanique.
Les principales parties d’une machine à courant continu
L’étude de la constitution d’une machine permet de donner un sens physique aux équations.
Le stator
Le stator constitue la partie fixe de la machine. Il participe notamment à l’établissement du champ magnétique et au support mécanique de différents éléments.
Le rotor
Le rotor est la partie tournante. Dans la machine à courant continu conventionnelle, l’induit est généralement associé au rotor.
Sa rotation est directement liée à la conversion entre énergie électrique et énergie mécanique.
Le collecteur
Le collecteur constitue l’une des caractéristiques les plus reconnaissables de la machine à courant continu traditionnelle.
Associé aux balais, il assure les connexions nécessaires entre les circuits tournants et le circuit extérieur tout en participant au processus de commutation.
C’est également un élément qui demande une attention particulière en pratique : qualité du contact, usure des balais, échauffement et qualité de la commutation influencent le comportement de la machine.
Pourquoi la commutation est-elle importante ?
La commutation correspond au processus par lequel le courant change dans certaines sections de l’enroulement d’induit lors de la rotation et du passage sous les balais.
Ce phénomène est beaucoup plus qu’un détail de construction. Une mauvaise commutation peut provoquer des étincelles au niveau du collecteur, accroître l’usure et perturber le fonctionnement de la machine.
Pour un étudiant, cette question illustre parfaitement la différence entre un modèle électrique idéal et une machine réelle. Les résistances, inductances, phénomènes magnétiques et contraintes mécaniques finissent tous par intervenir dans le comportement observé.
Les différents modes d’excitation
Le comportement d’une machine à courant continu dépend aussi de la manière dont son champ inducteur est produit.
On distingue traditionnellement plusieurs configurations :
- excitation indépendante ;
- excitation en dérivation, ou shunt ;
- excitation série ;
- excitation composée, ou compound.
Ces configurations conduisent à des caractéristiques différentes de couple, de vitesse, de courant et de tension.
Il ne suffit donc pas de retenir qu’un moteur à courant continu transforme l’électricité en mouvement. Deux moteurs utilisant des modes d’excitation différents peuvent présenter des comportements très différents face à une variation de charge.
Moteur et génératrice : deux fonctionnements d’une même machine
L’une des idées les plus utiles à retenir de l’étude des machines électriques est leur réversibilité.
Prenons une machine reliée à une source électrique. Un courant circule dans ses circuits et un couple électromagnétique apparaît. L’arbre peut alors entraîner une charge : la machine fonctionne en moteur.
Supposons maintenant qu’une source mécanique entraîne l’arbre dans des conditions adaptées. Une force électromotrice est induite et de l’énergie électrique peut être fournie au circuit extérieur : la machine fonctionne comme génératrice.
Cette logique facilite également la compréhension de certains procédés de freinage électrique et de récupération d’énergie.
Pertes et rendement d’une machine électrique
Une machine réelle ne convertit jamais toute l’énergie reçue en énergie utile. Une partie est dissipée.
Parmi les pertes couramment étudiées figurent les pertes par effet Joule dans les conducteurs, les pertes magnétiques dans les matériaux ferromagnétiques et les pertes mécaniques associées notamment aux frottements et à la ventilation.
Le rendement s’interprète alors comme le rapport entre la puissance utile et la puissance absorbée, dans les conditions de fonctionnement considérées.
L’étude des pertes n’est pas seulement théorique. Elle permet de comprendre l’échauffement, le dimensionnement, les performances et les limites d’utilisation d’une machine.
Le transformateur : deuxième pilier du Tome I
La présence des transformateurs dans le même volume est particulièrement logique sur le plan pédagogique. Les machines tournantes et les transformateurs reposent sur des phénomènes électromagnétiques communs, même si leurs fonctions diffèrent.
Un transformateur comporte essentiellement un circuit magnétique et plusieurs enroulements couplés par le flux magnétique.
Dans sa forme classique, un enroulement primaire reçoit une tension alternative. Le courant qui y circule contribue à établir un flux variable dans le circuit magnétique. Ce flux est couplé au secondaire et y induit une tension.
Rapport de transformation
Dans le modèle idéal, les tensions sont liées au rapport du nombre de spires des enroulements.
Cette relation simple constitue toutefois seulement le point de départ.
Une analyse réaliste doit ensuite tenir compte des résistances des enroulements, des flux de fuite, du courant magnétisant ainsi que des pertes dans le circuit magnétique.
C’est précisément ce passage du transformateur idéal au transformateur réel qui permet de comprendre les essais, le rendement et la régulation de tension.
Transformateur idéal et transformateur réel
L’une des erreurs fréquentes chez les débutants consiste à utiliser le modèle idéal dans toutes les situations.
Le transformateur idéal est extrêmement utile pour comprendre le principe. Il suppose notamment l’absence de pertes et un couplage magnétique parfait.
Un transformateur réel présente au contraire plusieurs phénomènes parasites ou non idéaux.
| Phénomène | Conséquence principale |
|---|---|
| Résistance des enroulements | Pertes Joule et chute de tension |
| Flux de fuite | Réactances de fuite |
| Magnétisation du noyau | Courant magnétisant |
| Pertes dans le fer | Échauffement et diminution du rendement |
| Charge | Modification des courants et des tensions |
Le schéma équivalent du transformateur sert précisément à représenter ces phénomènes avec des éléments électriques exploitables dans les calculs.
Pourquoi cet ouvrage reste-t-il intéressant aujourd’hui ?
Le livre appartient à une génération d’ouvrages techniques bien antérieure aux entraînements numériques modernes et à l’électronique de puissance actuelle. Il faut donc le replacer dans son contexte historique.
Cela ne supprime pas son intérêt pédagogique.
Les lois de l’électromagnétisme, la notion de circuit magnétique, la conversion électromécanique, les pertes, la force électromotrice, le couple, le fonctionnement du transformateur ou encore les schémas équivalents restent des bases de l’électrotechnique.
L’ouvrage continue d’ailleurs d’être référencé dans des travaux techniques et scientifiques plus récents. MDPI
Son utilisation est particulièrement pertinente lorsqu’elle est complétée par des ressources modernes pour les sujets qui ont beaucoup évolué : commande électronique des moteurs, convertisseurs statiques, simulation numérique, matériaux contemporains, normes et méthodes modernes de conception.
À qui s’adresse Machines électriques de Kostenko et Piotrovski ?
Le niveau et la nature de l’ouvrage le rendent surtout intéressant pour les lecteurs disposant déjà de quelques bases en électricité.
Il peut servir aux étudiants en électrotechnique, génie électrique, électromécanique ou maintenance industrielle, ainsi qu’aux techniciens et ingénieurs souhaitant revoir les principes classiques des machines électriques.
Un débutant complet gagnera toutefois à maîtriser auparavant quelques notions : loi d’Ohm, circuits en courant continu et alternatif, puissance électrique, magnétisme, induction électromagnétique et nombres complexes pour l’étude du régime sinusoïdal.
Comment étudier efficacement avec ce livre ?
Un manuel classique de machines électriques devient beaucoup plus facile à exploiter si l’on associe systématiquement les équations aux phénomènes physiques.
Une méthode efficace consiste à procéder dans cet ordre :
- identifier les différentes parties de la machine sur un schéma ;
- déterminer le trajet du flux magnétique ;
- repérer les enroulements et les courants ;
- identifier les forces électromotrices et les couples ;
- établir le modèle électrique ;
- analyser le bilan des puissances et les pertes ;
- seulement ensuite, effectuer les calculs numériques.
Cette méthode évite un problème fréquent : connaître une formule sans savoir dans quelles conditions elle peut être appliquée.
Pour un transformateur, par exemple, il faut distinguer clairement le modèle idéal du schéma équivalent réel. Pour une machine à courant continu, il faut comprendre le rôle de l’excitation et de la force contre-électromotrice avant d’essayer de mémoriser les relations entre vitesse, courant et couple.
Erreurs fréquentes dans l’étude des machines électriques
La première est de confondre puissance électrique absorbée, puissance électromagnétique et puissance mécanique utile. Les pertes rendent ces grandeurs différentes dans une machine réelle.
Une deuxième confusion concerne le transformateur : celui-ci ne crée pas de puissance supplémentaire lorsqu’il élève la tension. Une augmentation de tension s’accompagne, dans le modèle idéal et à puissance comparable, d’une évolution inverse du courant.
Autre piège : considérer le flux magnétique comme une notion abstraite sans lien avec la géométrie de la machine. La forme du circuit magnétique, l’entrefer et les matériaux sont au contraire directement liés aux performances.
Enfin, apprendre les machines à courant continu, les transformateurs et les machines alternatives comme des sujets totalement indépendants fait perdre une grande partie de la logique du cours. Flux, induction, pertes, circuits magnétiques et conversion d’énergie constituent un fil conducteur commun.
Quelle place pour le Tome II ?
Le Tome I ne représente qu’une partie de l’ensemble conçu par Kostenko et Piotrovski. Le Tome II élargit l’étude aux machines à courant alternatif. Les descriptions bibliographiques disponibles mentionnent notamment les machines synchrones, les machines asynchrones et les machines à collecteur fonctionnant en courant alternatif. Mir Books
La progression est cohérente : maîtriser les circuits magnétiques, les phénomènes d’induction et les mécanismes de conversion étudiés dans le premier volume facilite ensuite l’étude des machines alternatives.
Machines électriques Kostenko Piotrovski : un classique à replacer dans son contexte
Machines électriques de Kostenko et Piotrovski constitue avant tout un ouvrage de fond sur l’électrotechnique classique. Le Tome I consacré aux machines à courant continu et aux transformateurs permet d’étudier deux catégories fondamentales de convertisseurs d’énergie.
Son principal intérêt actuel n’est pas de remplacer les ressources consacrées aux technologies de commande modernes. Il réside plutôt dans l’explication des principes physiques et électrotechniques sur lesquels ces technologies reposent.
Pour un étudiant, comprendre le circuit magnétique, l’induit, l’inducteur, la commutation, la force électromotrice, le couple, les pertes et le schéma équivalent d’un transformateur constitue une base solide avant d’aborder des systèmes électriques plus complexes.
6. Questions fréquentes
Qui sont les auteurs de Machines électriques Tome I ?
Le livre est attribué à M. Kostenko et L. Piotrovski. Les catalogues bibliographiques consultés référencent ces deux auteurs pour le Tome I consacré aux machines à courant continu et aux transformateurs. biblio.neel.cnrs.fr
Que contient le Tome I de Machines électriques ?
Il traite principalement des machines à courant continu et des transformateurs, avec une approche portant sur leur constitution, leur théorie et leur fonctionnement. Mir Books
Quelle est la différence entre le Tome I et le Tome II ?
Le Tome I est consacré aux machines à courant continu et aux transformateurs. Le Tome II étend l’étude aux machines à courant alternatif, dont les machines synchrones et asynchrones. Mir Books
Une machine à courant continu peut-elle être moteur et génératrice ?
Oui. Une machine électrique est réversible dans son principe. En mode moteur, elle transforme de l’énergie électrique en énergie mécanique. En mode générateur, elle réalise la conversion inverse.
Pourquoi le transformateur est-il étudié avec les machines électriques ?
Les transformateurs et les machines tournantes utilisent des principes communs liés aux circuits magnétiques et à l’induction électromagnétique. Leur étude conjointe permet donc de construire progressivement les bases de la conversion électromagnétique de l’énergie.
Ce livre est-il encore utile pour apprendre l’électrotechnique ?
Il reste pertinent d’étudier les principes fondamentaux des machines classiques et des transformateurs. Pour les technologies actuelles de commande, l’électronique de puissance, les normes et les méthodes de conception modernes, il est préférable de le compléter par des ressources récentes.
Quelle édition apparaît sur la couverture présentée ?
La couverture indique « Troisième édition », publiée par les Éditions Mir, Moscou. Les références bibliographiques consultées confirment l’existence d’une troisième édition française associée à 1979. Scribd

