Kassatkine, Pérékaline – Cours d’électrotechnique – Mir – 1967
Cours d’électrotechnique de Kassatkine et Pérékaline, publié par les Éditions Mir à Moscou en 1967, fait partie de ces grands manuels techniques soviétiques qui ont longtemps circulé dans les écoles d’ingénieurs, universités, bibliothèques scientifiques et collections personnelles francophones.
L’ouvrage ne se limite pas à quelques rappels sur l’électricité. Il appartient à une tradition de manuels destinés à donner une vision générale de l’électrotechnique, depuis l’analyse des circuits jusqu’aux machines électriques et aux principaux dispositifs utilisés pour produire, transformer, mesurer ou exploiter l’énergie électrique.
Les sources bibliographiques disponibles permettent d’identifier avec précision l’édition française : A. Kassatkine et M. Pérékaline, Cours d’électrotechnique, traduit du russe par Ch. Bir, Moscou, Éditions Mir, 1967, 679 pages illustrées.
Pour l’étudiant, le technicien ou le collectionneur de livres scientifiques anciens, ce volume reste intéressant à plusieurs titres : comme manuel historique, comme ouvrage de référence sur les principes classiques de l’électrotechnique et comme témoignage de l’enseignement technique soviétique du XXe siècle.
Fiche bibliographique du Cours d’électrotechnique
Voici les principales informations confirmées par les catalogues bibliographiques.
| Élément | Information |
|---|---|
| Titre | Cours d’électrotechnique |
| Auteurs | A. Kassatkine et M. Pérékaline |
| Titre original | Электротехника |
| Langue | Français |
| Langue originale | Russe |
| Traducteur | Ch. Bir |
| Éditeur | Éditions Mir |
| Lieu d’édition | Moscou |
| Année | 1967 |
| Pagination | 679 pages |
| Illustration | Oui |
| Domaine | Électrotechnique / génie électrique |
La base bibliographique CiNii donne 679 pages illustrées et identifie explicitement les deux auteurs ainsi que le traducteur. Le catalogue de l’École Nationale Polytechnique d’Algérie répertorie également l’ouvrage parmi les publications Mir de la collection Technique soviétique.
Une difficulté fréquente lors des recherches vient de la translittération des noms russes. On rencontre ainsi Kassatkine dans l’édition française mais aussi Kasatkin dans les catalogues anglophones. De même, Pérékaline devient souvent Perekalin.
Il s’agit bien des mêmes auteurs.
Qui sont A. Kassatkine et M. Pérékaline ?
Les formes russes données par les catalogues sont Александр Сергеевич Касаткин et Михаил Александрович Перекалин, translittérées notamment en Aleksandr Sergeevich Kasatkin et Mikhail Aleksandrovich Perekalin.
Les deux auteurs ont cosigné plusieurs éditions du manuel russe d’électrotechnique dont est issue la traduction française.
La Bibliothèque d’État de Russie conserve par exemple une troisième édition de 1947 de Электротехника. Cette édition compte 740 pages et était destinée à l’enseignement technique supérieur. La notice indique que les première et deuxième éditions avaient été publiées sous un autre titre, correspondant à « Électrotechnique générale ».
Une septième édition russe remaniée est également répertoriée en 1958, ce qui montre que le manuel a connu plusieurs révisions avant et autour de la période durant laquelle Mir a diffusé ses traductions à l’étranger.
Cette succession d’éditions explique pourquoi le nombre de pages, l’organisation ou certains développements peuvent différer d’une version à l’autre.
Que contient le Cours d’électrotechnique de Kassatkine et Pérékaline ?
Le Cours d’électrotechnique Kassatkine Pérékaline couvre les fondements théoriques et plusieurs applications essentielles du génie électrique. Les catalogues français mentionnent notamment, au début du sommaire, les circuits à courant continu, les méthodes de calcul de ces circuits et les circuits non linéaires en courant continu.
D’autres éditions et descriptions bibliographiques associées au manuel de Kasatkin et Perekalin indiquent une couverture beaucoup plus large : courant alternatif, circuits magnétiques, instruments de mesure, transformateurs, machines électriques, composants électroniques et semi-conducteurs, entraînements électriques ou encore production et distribution de l’énergie.
Les circuits à courant continu
L’étude du courant continu constitue naturellement l’un des premiers piliers du manuel.
On y retrouve les concepts indispensables à toute formation en électrotechnique : tension, courant, résistance, puissance, sources électriques et associations de composants.
Ce type de chapitre fournit les bases nécessaires pour analyser un réseau avant d’aborder des systèmes plus complexes.
La loi d’Ohm et les lois de Kirchhoff forment notamment le langage mathématique qui permet de passer d’un schéma électrique à un ensemble d’équations.
Les méthodes de calcul des réseaux électriques
L’un des intérêts d’un manuel classique d’électrotechnique réside dans la place accordée aux méthodes de résolution.
Il ne suffit pas de connaître une formule pour analyser un réseau comportant plusieurs branches, sources et charges. Il faut déterminer quelles inconnues calculer et quelles équations utiliser.
Les méthodes classiques basées sur les nœuds, les mailles et les équivalences de réseaux restent fondamentales aujourd’hui. Les logiciels modernes automatisent une partie des calculs, mais leurs résultats sont beaucoup plus faciles à interpréter lorsque ces principes sont compris.
Les circuits non linéaires
Le catalogue de l’École Nationale Polytechnique mentionne explicitement un chapitre consacré aux circuits non linéaires de courant continu.
La distinction est importante.
Dans un composant linéaire idéal, courant et tension entretiennent une relation simple et proportionnelle. Dans un dispositif non linéaire, cette relation change avec le point de fonctionnement.
Les méthodes graphiques et les caractéristiques courant-tension ont donc une importance particulière.
Pour un étudiant, cette partie permet de faire la transition entre les circuits idéalisés des premiers exercices et le comportement réel de nombreux dispositifs électriques et électroniques.
Courant alternatif et systèmes triphasés
Un cours général d’électrotechnique doit également traiter le courant alternatif, domaine incontournable pour les réseaux électriques, les transformateurs et les machines tournantes.
L’étude du régime sinusoïdal introduit notamment :
- la fréquence ;
- la période ;
- le déphasage ;
- l’impédance ;
- la réactance inductive ;
- la réactance capacitive ;
- la puissance active ;
- la puissance réactive ;
- les représentations vectorielles.
La présence de notions liées au courant alternatif et au triphasé est également attestée dans les descriptions et index associés aux éditions du manuel.
Le triphasé constitue encore aujourd’hui l’une des bases de la production et de l’utilisation industrielle de l’énergie électrique. Il est donc particulièrement intéressant de voir comment ces concepts étaient présentés dans un manuel d’enseignement supérieur de cette période.
Circuits magnétiques et électromagnétisme
L’électrotechnique ne peut être comprise sans le lien entre électricité et magnétisme.
Les circuits magnétiques interviennent directement dans le fonctionnement des transformateurs, électroaimants, relais, moteurs et génératrices.
Les notions fondamentales comprennent notamment le flux magnétique, la force magnétomotrice, les matériaux ferromagnétiques, l’induction électromagnétique et les phénomènes liés à la saturation.
Même si la terminologie et les conventions graphiques de certains anciens manuels peuvent différer légèrement des ouvrages contemporains, les principes physiques restent largement applicables.
Les transformateurs
Les transformateurs représentent un autre thème majeur.
Ils permettent de modifier les niveaux de tension et de courant en régime alternatif grâce à l’induction électromagnétique.
Une référence bibliographique universitaire moderne en espagnol cite d’ailleurs le Curso de Electrotecnia de Kasatkin et Perekalin, chapitre 14, parmi les ouvrages de référence consacrés aux transformateurs.
L’étude d’un transformateur conduit à examiner son rapport de transformation, les enroulements primaire et secondaire, le circuit magnétique, les pertes, le rendement et son comportement selon la charge.
Ces notions restent directement pertinentes pour comprendre la distribution électrique contemporaine.
Machines électriques
L’électrotechnique classique accorde une place centrale aux machines tournantes.
Un manuel général peut ainsi mettre en relation les lois de l’électromagnétisme et des dispositifs concrets : génératrices, moteurs à courant continu, machines asynchrones et machines synchrones.
Les descriptions associées aux différentes éditions de l’ouvrage mentionnent effectivement plusieurs catégories de machines à courant continu et alternatif.
Cette approche présente un avantage pédagogique : le lecteur ne mémorise pas seulement le fonctionnement d’un moteur. Il comprend comment le couple, les champs magnétiques, les courants dans les enroulements et le mouvement mécanique s’influencent mutuellement.
Mesures et appareils électriques
L’électrotechnique ne consiste pas seulement à calculer une installation : il faut également mesurer son comportement.
Les éditions apparentées au manuel abordent les instruments électriques de mesure.
La compréhension des méthodes historiques de mesure garde un intérêt pédagogique. Elle aide à distinguer les grandeurs que l’on cherche réellement à mesurer de ce qu’affiche simplement un instrument moderne.
Tension, intensité, puissance et énergie électrique sont des grandeurs différentes qui nécessitent des méthodes de mesure adaptées.
Électronique et semi-conducteurs
L’ouvrage appartient à une époque où l’électrotechnique et l’électronique étaient encore fréquemment réunies dans de grands manuels généraux.
Les index et descriptions de versions du livre font ainsi apparaître des termes liés aux diodes, transistors, redresseurs, valves électroniques et semi-conducteurs.
Il faut cependant replacer ces chapitres dans leur contexte historique.
Un manuel de 1967 ne peut évidemment pas traiter les convertisseurs numériques, microcontrôleurs ou composants de puissance modernes comme le ferait un ouvrage actuel. Sa valeur se situe plutôt dans l’explication des phénomènes physiques et des premiers dispositifs électroniques.
Pourquoi les Éditions Mir sont-elles associées à cet ouvrage ?
Les Éditions Mir, installées à Moscou, ont publié de nombreux ouvrages scientifiques et techniques soviétiques destinés à un lectorat international.
Le catalogue de l’École Nationale Polytechnique d’Algérie montre par exemple de nombreux titres Mir en mathématiques, physique, chimie et sciences de l’ingénieur, dont le Cours d’électrotechnique.
Pour les lecteurs francophones, ces traductions ont donné accès à des manuels russes qui auraient autrement été beaucoup moins accessibles.
Cette origine explique également certaines caractéristiques typiques : présentation très académique, densité du contenu, nombreux schémas techniques et progression souvent construite à partir des principes physiques avant les applications.
Le livre est-il encore utile aujourd’hui ?
Oui, mais avec une distinction importante entre les principes fondamentaux et les applications réglementaires ou technologiques contemporaines.
Les lois des circuits, l’induction électromagnétique, les transformateurs ou les principes des machines électriques n’ont pas perdu leur intérêt pédagogique.
Un étudiant peut encore utiliser un ouvrage ancien pour consolider :
- la loi d’Ohm ;
- les lois de Kirchhoff ;
- l’analyse de circuits ;
- le courant alternatif ;
- les circuits magnétiques ;
- les transformateurs ;
- les principes des moteurs et générateurs.
En revanche, ce livre ne doit pas servir seul pour concevoir une installation conforme aux exigences actuelles.
Les normes électriques, dispositifs de protection, règles de sécurité, classifications des matériels et technologies de commande ont fortement évolué depuis 1967.
La meilleure utilisation consiste donc à considérer Kassatkine et Pérékaline comme une source théorique et historique, complétée par des ouvrages et normes contemporains dès qu’il est question d’installation réelle ou de sécurité.
À qui ce manuel peut-il intéresser ?
Le Cours d’électrotechnique peut aujourd’hui intéresser plusieurs profils.
Un étudiant en génie électrique peut s’en servir pour comparer différentes façons d’expliquer un même concept. Certains lecteurs comprennent mieux un sujet lorsque celui-ci est développé avec davantage de raisonnement mathématique que dans un manuel moderne très synthétique.
Les enseignants et passionnés d’histoire des sciences peuvent l’utiliser pour étudier la manière dont l’électrotechnique était enseignée dans les écoles techniques soviétiques.
Enfin, les collectionneurs de livres Mir recherchent fréquemment les éditions françaises scientifiques et techniques pour leur intérêt bibliographique autant que pour leur contenu.
Comment rechercher un exemplaire de l’édition de 1967 ?
La première précaution consiste à utiliser plusieurs orthographes.
Essayez notamment :
Kassatkine Pérékaline Cours d’électrotechnique
mais aussi :
Kasatkin Perekalin Basic Electrical Engineering
ou le titre russe :
Касаткин Перекалин Электротехника
Ces variantes donnent accès à des catalogues différents.
L’édition française de 1967 apparaît notamment dans des catalogues universitaires. La Bibliothèque de l’École Nationale Polytechnique d’Algérie indique par exemple un exemplaire de consultation, tandis que CiNii référence également l’édition dans son catalogue collectif.
Une annonce de librairie ancienne répertorie également un exemplaire relié de l’édition Mir de 1967, ce qui confirme sa présence sur le marché du livre d’occasion.
La disponibilité commerciale varie évidemment avec le temps.
Existe-t-il une version numérique du Cours d’électrotechnique ?
Il faut distinguer les différentes éditions et langues.
La Bibliothèque d’État de Russie signale par exemple une version numérisée en libre consultation de l’édition russe de 1947, mais il ne s’agit pas de l’édition française Mir de 1967.
On trouve également sur Internet des références à diverses éditions françaises, anglaises et espagnoles du manuel.
Avant de télécharger une reproduction complète, mieux vaut vérifier son origine et son statut juridique. Une numérisation hébergée par une bibliothèque nationale ou universitaire offre généralement une identification bibliographique beaucoup plus fiable qu’un fichier isolé circulant sans informations sur son édition.
Les différentes éditions de Kassatkine et Pérékaline
Le manuel possède une histoire éditoriale plus ancienne que l’édition française de 1967.
Une édition russe en deux volumes intitulée Общая электротехника est répertoriée dès 1938.
La Bibliothèque d’État de Russie décrit ensuite une troisième édition entièrement remaniée publiée en 1947, puis une septième édition retravaillée publiée en 1958.
Une édition anglaise intitulée Basic Electrical Engineering paraît également. Google Books répertorie par exemple une édition de 1965 chez Gordon and Breach, tandis qu’une version Mir en anglais est signalée en 1970.
Cette multiplicité explique les différences de pagination rencontrées dans les catalogues.
Elle explique aussi pourquoi une recherche basée uniquement sur « Mir 1967 » ne donne qu’une partie des résultats consacrés au livre.
Un document historique, mais aussi un manuel de principes
La principale qualité du Cours d’électrotechnique de Kassatkine et Pérékaline est probablement son ambition généraliste.
Le lecteur y rencontre le cheminement classique de l’ingénierie électrique : comprendre un circuit, savoir le calculer, étudier les phénomènes électromagnétiques puis appliquer ces principes aux transformateurs, machines et systèmes électriques.
Les technologies ont changé, mais ce raisonnement reste central dans la formation des électrotechniciens.
Pour un lecteur contemporain, l’ouvrage gagne donc à être lu sur deux niveaux.
Le premier est scientifique : équations, circuits, électromagnétisme, machines et conversion d’énergie.
Le second est historique : vocabulaire, schémas, méthodes de calcul et organisation de l’enseignement technique dans les années 1960.
C’est cette combinaison qui explique pourquoi un manuel publié à Moscou il y a plusieurs décennies continue à être recherché.
Questions fréquentes
Qui a écrit le Cours d’électrotechnique publié par Mir en 1967 ?
Le livre est attribué à A. Kassatkine et M. Pérékaline. Les catalogues internationaux donnent également les formes Aleksandr Sergeevich Kasatkin et Mikhail Aleksandrovich Perekalin. L’édition française de 1967 a été traduite du russe par Ch. Bir.
Combien de pages compte l’édition française de 1967 ?
Les notices de bibliothèques consultées indiquent 679 pages, avec des illustrations. Selon le catalogue, le format est indiqué autour de 23 ou 24 cm.
Quel est le titre original russe ?
Le catalogue CiNii indique comme titre original Электротехника, terme russe correspondant à « Électrotechnique ».
Quels sujets sont abordés ?
Le manuel commence notamment par les circuits à courant continu, leurs méthodes de calcul et les circuits non linéaires. Les descriptions d’autres éditions du même ouvrage indiquent aussi des sujets comme le courant alternatif, les circuits magnétiques, les transformateurs, les machines électriques, les mesures et les dispositifs électroniques.
Kassatkine et Kasatkin désignent-ils le même auteur ?
Oui. Il s’agit de différentes translittérations du nom russe Касаткин. « Kassatkine » est la forme rencontrée dans l’édition française, tandis que « Kasatkin » est courante dans les références anglophones.
Peut-on encore utiliser ce livre pour apprendre l’électrotechnique ?
Oui pour les fondamentaux : circuits, électromagnétisme, transformateurs et principes des machines électriques. En revanche, les normes de sécurité, réglementations, protections et technologies modernes doivent être étudiées dans des sources actuelles.
Existe-t-il d’autres éditions du livre ?
Oui. Plusieurs éditions russes sont documentées, notamment en 1947 et 1958, ainsi que des adaptations ou traductions dans d’autres langues. Une édition anglaise porte le titre Basic Electrical Engineering.
Où trouver le Cours d’électrotechnique de Kassatkine et Pérékaline ?
L’édition de 1967 apparaît encore dans des catalogues de bibliothèques universitaires et ponctuellement sur le marché du livre ancien. Pour augmenter les chances de la retrouver, utilisez les variantes Kassatkine/Kasatkin et Pérékaline/Perekalin.
Conclusion
Cours d’électrotechnique de Kassatkine et Pérékaline, publié par les Éditions Mir en 1967, est un imposant manuel français de 679 pages issu de la tradition soviétique d’enseignement scientifique et technique. Sa traduction par Ch. Bir a permis de diffuser auprès du public francophone un ouvrage déjà passé par plusieurs éditions en langue russe.
Son intérêt actuel réside surtout dans la solidité de ses thèmes fondamentaux : circuits électriques, courant continu et alternatif, magnétisme, transformateurs, mesures et machines électriques. Il constitue également une pièce intéressante de l’histoire de l’enseignement de l’électrotechnique et des publications scientifiques des Éditions Mir.
Pour retrouver un exemplaire ou approfondir sa bibliographie, il est utile de rechercher simultanément Kassatkine, Kasatkin, Pérékaline et Perekalin, car les catalogues internationaux utilisent différentes translittérations des noms russes.
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